Chez Sodepac, la digitalisation des procédures avec Javelot fait gagner «un temps monstrueux», selon Emmanuel Maury

Publié le 23/09/2026

Depuis avril, la Sodepac, organisme stockeur du Lot-et-Garonne, utilise le module Conduite des Opérations (CDO) de Javelot pour numériser le suivi qualité de son silo : enregistrements, tâches, préparation des audits CSA GTP. Fini les classeurs repris à la hâte quinze jours avant le contrôle : Emmanuel Maury, responsable métier Grain, estime le gain à environ une semaine de travail par an, et une supervision qui se fait désormais « en trois clics ». On l'a interrogé sur ce que ça change concrètement.

Avant : le papier, et la course avant chaque audit

Avant CDO, la Sodepac fonctionnait au classeur et au stylo. Un système qui tenait à peu près en basse saison, mais craquait pendant la collecte, quand une petite équipe polyvalente court sur tous les fronts à la fois. Résultat : les enregistrements prenaient du retard, et il fallait souvent tout reprendre dans l'urgence à l'approche d'un audit.

« L'objectif du module, c'était d'améliorer ma qualité de travail. Avant, je reprenais essentiellement tous les enregistrements quinze jours avant un audit. »

Pourquoi Javelot : la confiance acquise sur la thermométrie

Le choix ne partait pas de zéro. Emmanuel Maury utilisait déjà le module de suivi thermométrique de Javelot pour surveiller ses cellules, avec des résultats qui l'ont convaincu d'étendre l'usage de la plateforme. Avant ce module, sur du stockage à plat, les relevés de température se faisaient à la sonde, de manière irrégulière — de quoi générer des non-conformités récurrentes à l'audit. Depuis, il en parle sans détour comme d'une vraie réussite :

« Sur la thermométrie, franchement c'est top, j'en suis fier. »

Côté mise en œuvre, malgré une base documentaire ancienne à remettre à jour sur ses dépôts périphériques, la bascule sur CDO ne lui a demandé qu'une journée de travail.

Au quotidien : une supervision en trois clics

Sur le terrain, ce sont son adjoint et les magasiniers qui alimentent le module au fil de leurs tâches. Emmanuel Maury, lui, s'en sert essentiellement pour superviser l'activité à distance, et fait le point une fois par semaine sur les tâches en retard, avec un rappel à l'équipe si besoin.

« En supervision, ça me fait gagner un temps monstrueux. C'est trois clics : je vérifie que tout est bien enregistré. »

L'outil a aussi changé la nature de son rôle managérial. Il compare volontiers son ancienne posture à celle d'un père de famille qui doit tout rappeler à tout le monde, une charge que l'équipe a progressivement absorbée d'elle-même en prenant le réflexe d'ouvrir son planning au quotidien :

« Maintenant, l'équipe ouvre son planning et sait ce qu'elle a à faire. Ça devient une habitude, ils sont rodés. »

Le gain : une semaine de travail par an, et de la sérénité pour l'audit

Interrogé sur le temps récupéré, Emmanuel Maury reste prudent, le recul sur Conduite des opérations est encore récent, mais avance un ordre de grandeur pour la reprise annuelle des enregistrements, une tâche qui lui incombait directement auparavant :

« Si tu étales ça sur l'année, je pense que ça représente une bonne semaine de boulot que j'économise. En supervision, aujourd'hui, ça me prend quelques minutes. »

Avec le prochain audit CSA GTP prévu au printemps, il aborde le contrôle avec un dossier centralisé et à jour plutôt qu'une pile de classeurs à trier au dernier moment :

« Quand tu arrives avec douze classeurs devant un auditeur, ça fait moyen. Avec CDO, si l'auditrice demande un enregistrement de nettoyage de cellule, on peut le récupérer directement sur le module. »

Une équipe pas technophile, mais vite à l'aise

Imposer un nouvel outil à une équipe qui n'a rien de technophile n'allait pas de soi, et Emmanuel Maury ne prétend pas que l'accueil ait été enthousiaste au départ. Il a fait le choix de la pédagogie plutôt que de la contrainte pure : présenter le module non comme un outil de contrôle, mais comme un vecteur de responsabilisation et de valorisation du métier.

« Ce n'est pas du flicage. C'est aussi un moyen d'avoir un pouvoir de contrôle simple sur le travail effectué, et pour l'équipe, ça valorise le métier. »

Résultat : une prise en main rapide, y compris chez les collaborateurs les moins à l'aise avec l'informatique, qui n'ont eu besoin que de savoir se servir d'un ordinateur pour être opérationnels sur l'outil.

Un potentiel encore plus fort sur les structures multi-sites

Avec un seul silo, Emmanuel Maury voit surtout CDO comme un filet de sécurité sur son organisation. Mais il n'a aucun doute sur sa valeur pour des structures plus grandes, où un responsable perd souvent toute visibilité réelle sur le travail effectué sur chaque site tant qu'aucun incident ne survient :

« Un responsable avec vingt-cinq sites peut appeler un chef de silo et demander si ça va — la réponse sera toujours oui. Mais il ne saura rien du travail réellement effectué, sauf le jour où un refus de marchandise arrive chez l'acheteur. Avec CDO, tu as une vraie visibilité terrain. »

Sa conclusion, à l'attention d'un confrère encore sur Excel, résume assez bien sa position sur le sujet : la modernisation des outils n'est plus une option, elle rend une équipe plus efficace et plus responsable.

« On n'est plus au Moyen Âge. La modernisation, ça rend forcément plus efficient. Et derrière, ça responsabilise toute une équipe. »

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