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Cooperl et Javelot : des livraisons sans insectes chez les agriculteurs équipés
Depuis trois ans, la Cooperl propose à ses agriculteurs stockeurs de s'équiper des solutions Javelot de surveillance du grain et de ventilation automatisée. Près d'une trentaine d'entre eux suivent désormais leurs silos en temps réel, pour un résultat clair la saison dernière : les agriculteurs équipés qui ont bien appliqué les consignes de pilotage ont livré des céréales sans insectes, évitant ainsi les pénalités liées au traitement des lots infestés. Ventilation mieux pilotée, tableau de bord partagé, montée en compétences sur la conservation : Claire Dirou et Amélie Bloret, du service Collecte et Marchés de la Cooperl, reviennent sur ce partenariat.
Chez la Cooperl, l'insecte ne passe pas
À la Cooperl, les céréales collectées servent à fabriquer de l'aliment. La vigilance à réception est donc maximale. « Nos équipes en réception sont formées pour contrôler chaque livraison, parce que tout ce qui arrive sert à la fabrication de l'aliment, explique Claire Dirou. On ne peut pas faire rentrer de la marchandise avec des insectes : à l'usine, ce serait une invasion dont il est très difficile de se défaire. On est très vigilant là-dessus. »
La règle est donc la même pour tous : « Dès qu'on repère des insectes, peu importe la quantité, on applique une réfaction qui couvre l'ensemble des frais logistiques et de traitement. Qu'il y en ait beaucoup ou peu, la marchandise part en traitement dans tous les cas. »
La difficulté, c'est que l'infestation reste souvent invisible pour l'agriculteur. « Dans le tas, on ne voit pas forcément les insectes. C'est pendant le trajet qu'ils remontent sur les parois de la benne, et c'est de cette manière qu'on les voit à l'arrivée. » D'où l'intérêt d'une surveillance en continu du stockage, bien avant le chargement du camion.
« On ne peut pas faire rentrer de la marchandise avec des insectes : à l'usine, ce serait une invasion dont il est très difficile de se défaire. »Claire Dirou — service Collecte et Marchés, Cooperl
Pourquoi l'insecte se découvre trop tard
Un partenariat né d'un besoin de sécuriser la conservation
Le partenariat avec Javelot est d'abord lié à une offre commerciale de la Cooperl : le paiement en prix moyen des céréales stockées. « Avec cette offre, on verse un premier acompte au 31 août pour un chargement plus tard dans l'année, détaille Claire Dirou. Comme on paie nos clients en avance, on voulait s'assurer que la céréale soit bien conservée. C'est pour ça qu'on a demandé à ceux qui choisissent cette offre de s'équiper de Javelot. »
Lancé avec quatre agriculteurs, le partenariat, désormais ouvert aussi aux clients en prix ferme, en compte aujourd'hui près d'une trentaine. Pour chacun d'eux, les équipes Javelot prennent directement contact par téléphone, afin de bien clarifier les modalités de l'accompagnement.
« Comme on paie nos clients en avance, on voulait s'assurer que la céréale soit bien conservée. »Claire Dirou — service Collecte et Marchés, Cooperl
Fini la ventilation à l'aveugle
Avant Javelot, beaucoup ventilaient sans réel retour sur l'effet produit. « Certains ventilaient toute la nuit parce que c'était en heures creuses. Une fois passés en automatique, ils se sont rendu compte que la ventilation ne tournait plus que quelques heures, sur la meilleure plage. Ils ventilaient à l'aveugle. »
Un constat que partage Franck Turpin, éleveur à l'EARL Tionnais et équipé depuis deux ans : « Avant, c'était à l'aveugle. Je me suis rendu compte que parfois je refroidissais mal, ou même que je réchauffais mon tas. »
Avec les sondes et la ventilation automatisée, les agriculteurs voient enfin l'effet de chaque ventilation et déclenchent au bon moment, quand l'air est réellement assez froid pour refroidir le tas. Un point décisif pour éviter que les insectes ne s'installent.
« Avant, c'était à l'aveugle. Je me suis rendu compte que parfois je refroidissais mal, ou même que je réchauffais mon tas. »Franck Turpin — éleveur à l'EARL Tionnais
Avant Javelot
- −Ventilation toute la nuit, en heures creuses
- −Pas de retour sur l'effet de la ventilation
- −Un tas parfois mal refroidi, voire réchauffé
- −Des déplacements systématiques pour vérifier
Avec Javelot
- +Température du tas suivie en temps réel
- +Ventilation automatique sur la meilleure plage
- +L'effet de chaque ventilation est visible
- +Moins de déplacements, plus de sérénité
Une nuit de ventilation, avant et avec Javelot
Schéma illustratif : la plage exacte dépend de la météo et du delta de température fixé par l'agriculteur.
Le résultat : pas d'insectes quand les consignes sont appliquées
Sur le terrain, le constat de la dernière campagne est sans appel. « L'an dernier, c'était clair et net : aucun des agriculteurs équipés de Javelot n'avait d'insectes dans ses céréales au moment de la livraison, souligne Claire Dirou. Alors même que c'était déjà une année avec beaucoup d'insectes. »
« L'an dernier, c'était clair et net : aucun des agriculteurs équipés de Javelot n'avait d'insectes dans ses céréales au moment de la livraison. »Claire Dirou — service Collecte et Marchés, Cooperl
Une condition toutefois : que les consignes de pilotage soient bien appliquées. Certains agriculteurs, arrivés récemment dans le dispositif, découvrent encore le processus ou n'ont pas encore installé toutes leurs sondes.
Franck Turpin en témoigne :
« Cet automne, nous avons eu une période de froid en novembre, pendant seulement 4 jours. Si j'avais loupé cette fenêtre, mon tas serait resté à 20°C. Grâce à Javelot, j'ai profité du moindre degré disponible. Résultat : des céréales saines et sans insectes. »Franck Turpin — éleveur à l'EARL Tionnais
Et l'équipe Collecte et Marchés reste lucide sur la campagne en cours : « Cette année est particulière : il a fait chaud, les périodes de ventilation ont été très rares, et on voit encore plus d'insectes que l'an dernier. Javelot fera certainement la différence, mais on ne pourra le confirmer qu'aux prochaines livraisons. »
Un tableau de bord pour accompagner les agriculteurs
Le suivi repose d'abord sur Javelot : dès que la température d'un tas s'écarte de la trajectoire attendue, l'agriculteur reçoit des alertes SMS et un appel des équipes Javelot. En complément, la Cooperl suit l'ensemble des stockages équipés depuis un tableau de bord. Elle n'intervient qu'en dernier recours, si les températures restent trop élevées par rapport à la période. « Quand on voit qu'un tas est un peu trop chaud par rapport à la période et au palier qu'il aurait dû atteindre, on appelle l'agriculteur pour le prévenir, parce que ça peut favoriser l'apparition d'insectes », explique l'équipe.
Cette vision d'ensemble permet aussi de rassurer. Un agriculteur inquiet de ses températures a ainsi pu être comparé aux autres stockages : un peu plus chaud que la normale, mais comme la plupart, dans une année où les fenêtres de ventilation ont été rares.
Une vue d'ensemble de tous les stockages équipés
Pour l'équipe collecte, le bénéfice dépasse l'outil : « Les agriculteurs n'ont plus besoin de se déplacer systématiquement, ils voient l'effet de leur ventilation, ils peuvent ventiler quand c'est vraiment efficace. Pour tous ceux qui s'en servent, c'est une vraie montée en compétences sur la conservation du grain. »
Un cercle vertueux, pour l'agriculteur comme pour la coopérative.
Vos adhérents stockeurs méritent la même sérénité
Javelot surveille le grain en temps réel et pilote la ventilation au meilleur moment, pour des livraisons sans mauvaises surprises.

